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Remark le numérique nous change-t-il ?

Les connaissances ont ceci de républicain qu’elles sont “affaire publique” : toute connaissance doit pouvoir être connue de tous, au moins en principe. Ni le théorème de Pythagore, ni le second prince de la thermodynamique, ni E = mc2, ni le boson de Higgs n’appartiennent à quelqu’un en particulier.

Depuis son smartphone, every façonne son propre accès au monde

In observe, there’s one other affair, and the numerical applied sciences n’y sont pas pour rien, puisqu’elles collaborent à l’avènement d’une nouvelle situation de l’individu. Automotive désormais, depuis son smartphone, chacun façonne son propre accès au monde en intégrant les communautés qui lui correspondent le mieux. En retour, il est en partie façonné par les contenus qu’il reçoit en flux everlasting. Ainsi bâtit-il une sorte de “moi augmenté”, d’univers, sinon personnel, du moins en parfaite résonance avec lui-même. Nul besoin pour cela d’un désir conscient: les communautés à sa ressemblance di lui lui sont proposées par des algorithmes qui ont tôt fait d’identifier ses inclinations politiques, ses tropismes culturels et intellectuels, ses pratiques de consommateur. Son accès aux informations et aux “connaissances” s’en trouve fortement biaisé, voire intégralement formaté.

“Chaque “petite société” déclarant vraies les idées dont elle aime l’idée qu’elles soient vraies”

Se constituent ainsi ce qu’Alexis de Tocqueville nommait, dans

De la démocratie en Amérique des “petites sociétés”, la plus grande menace, selon lui, pour la démocratie. Automotive ces sortes de clans, délestés de toute contradiction interna, loin d’être des lieux de réflexion ou de débats contradictoires, sont les chambres d’écho des croyances collectives de groupes particuliers. Dans une société ainsi balkanisée, l’adhésion aux connaissances devient easy affaire d’appartenance communautaire, chaque “petite société” déclarant vraies les idées dont elle aime l’idée qu’elles soient vraies, et les promouvant urbi et orbi. Bien que partisan d’une égalisation dans tous les registres, y compris dans l’accès aux prizes de paroles, Tocqueville eût été affligé de voir ses craintes di lui à ce level confirmées.

Et il ya autre selected à propos du numérique, fort bien analysé par Monique Atlan et Roger-Pol Droit dans un livre qui vient de paraître et qui s’intitule,

Quand la parole détruit. “À travers le relais des machines, des écrans, des enregistreurs, écrivent-ils, la parole se transforme. Ses caractéristiques fundamentales d’interrelation et d’échanges se trouvent bousculées, subrepticement déplacées ou remises en trigger. Les liens entre voix, parole et présence corporelle se modifient. Le rapport de la parole au temps est modifiée. Sa relation aux others est transformée. Ce qui est en cours est bien une mutation des liens profonds de chaque personne aux mots de sa langue, à l’expression de ses désirs personnel, lastly à sa personal existence. “

This revolution of the standing of the phrase

Pour mesurer l’ampleur de cette révolution du statut de la parole, faisons un petit voyage dans le temps. Nous sommes le 11 mars 1878, dans l’amphithéâtre de l’Académie des Sciences, qui est comble. Tous les yeux sont rivés et les oreilles tendues sur une curieuse invention : le phonographe, de Thomas Edison. Le physicien, Théodose du Moncel, assisté du représentant de la société Edison en Europe, s’apprête à faire entendre les prouesses de l’appareil. Camille Flammarion fait partie de l’help. The narrator : “L’appareil se mit docilement à réciter la phrase enregistrée sur son rouleau. Alors, on vit un académicien d’un âge mûr, l’esprit pénétré, saturé même, des traditions de sa tradition classique, se révolter noblement contre l’audace du novateur, se précipiter sur le représentant d’Edison et le saisir à la gorge en s’écriant “Misérable!” Nous ne serons pas dupes d’un ventriloque! Ce membre de l’académie s’appelait Monsieur Bouillaud” .

Intelligences artificielles : que devient la parole lorsqu’elle cesse d’être humaine ?

Il est facile de voir à quel level nous n’en sommes plus là. Aujourd’hui, les machines nous parlent sans cesse en langage naturel… Ces machines parlantes, on les appeale des “brokers conversationnels” en bon français, des “chatbots” en anglais quelconque. Dans leurs variations les plus récentes, elles influencent nos conduct et participent à l’avènement de ce qu’on pourrait appeale une “informatique affective”. Mais que devient la parole lorsqu’elle cesse d’être humaine ? Lorsque, pour la première fois dans l’histoire, des intelligences artificielles qui ne comprennent rien au sens des mots ont des voix, prennent la parole et, de plus en plus, nous la prennent ? Lorsque des machines, par abus de langage, disent “je” » ? Telles sont quelques-unes des questions fascinante qu’aborde le livre de Monique Atlan et Roger-Pol Droit. “Phrase to lose the phrase”, disait Emmanuel Levinas. Que devons-nous faire pour qu’il n’ait pas eu tout à fait raison ?

La chronique est à écouter dans son intégralité en cliquant sur le haut de la web page. Histoire, economie, sciences, philosophie, histoire de l’artwork…

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